Une lutte exemplaire pour la survie d’un village en Bretagne

14 novembre 2008

Une lutte exemplaire pour la survie d'un village en Bretagne dans Initiatives locales pdf ecoletrinite.pdf

Blocage de l’IA dans la Vienne

21 avril 2008

Bonjour à tous,

 

Nous revenons de l’Inspection Académique où suite au blocage de ce matin, d’autres courageux parents ont bloqué l’entrée et la sortie de l’Inspection vers 16H.

A part un ou deux mécontents, les gens ont semblé plutôt solidaires .

Centre Presse qui était déjà présent ce matin, était de nouveau là. La Nouvelle République et FR3 ont fait une apparition car ils étaient convoqués à l’installation de l’Inspectrice à 14H.

Mme Contal est allée vers les manifestants, elle a dit qu’ils seraient reçus mais pas sous la pression!

L’Inspectrice n’a pas montré son nez mais elle a dû prendre la mesure du mécontentement. Toutefois elle a dit aux journalistes, qu’elle serait à l’écoute mais était là pour appliquer les ordres et faire en sorte que les mesures se répartissent sur le département.

Ce n’est pas une surprise. Il faut donc compter sur les voix fortes des représentants des personnels, des parents et des élus au CDEN!

Mme Contal nous a dit qu’il ne faut pas compter sur un CDEN avant fin Avril. Certainement qu’en le repoussant, ils visent à un essoufflement du mouvement.

Quant à qui siège, c’est encore confus aussi , compte tenu des dernières élections il va forcément y avoir des modifications.

Nous ne pouvons que vous communiquer le nombre de représentants au titre de chaque collège .

 

Les parents de Joussé-Payroux, très actifs se sont exprimés devant les médias et seront plus à même de vous conter leur après midi.

cellule de crise

13 avril 2008

Bonjour à tous….

Voilà, je vois que certains sont contents car leurs classes sont maintenues… que d’autres s’épuisent car se sentent seuls…
Je viens aujourd’hui vous parler car il nous faut bouger des montagnes et pour cela il faut être nombreux….
Il est vrai comme chacun le sait qu’il y a un problème urgent : on nous supprime classe, 1/2 poste, écoles… On nous empêche d’ouvrir des classes alors que cela est nécessaire… Nous devons donc nous mobiliser pour manifester… Oui mais cela ne suffit pas…

Une liste de diffusion et un blog sont essentiels pour communiquer, c’est extraordinaire déjà d’avoir mis cela en place… Merci… Mais il faut aussi qu’on aille plus loin… Cela ne suffit pas…

Le problème est d’ampleur, comme vous le savez…

Mais il est à mon sens plus vaste… Et on est tous concernés… En plus des fermetures immédiates, il faut garder à l’esprit que c’est toute l’école rurale qui est concernée… Ce pour quoi nous nous battons aujourd’hui, va se reproduire demain et après demain…
Je ne cherche pas à vous démotiver mais à vous bousculer… Vos classes aujourd’hui ne sont qu’un moindre problème face à l’ampleur que cela va prendre… C’est très grave…
- On attaque les classes et écoles de petits effectifs.
- On surcharge des classes sans s’occuper des enfants.
- On nous compte comme des données comptables, des quantités.
- On attaque l’éducation même de nos petites structures… les quantités seraient garantes de bonne éducation et non la qualité de la formation même.
- On attaque nos libertés. Nous n’aurons plus le choix de notre école, plus le choix de notre lieu de vie.
- On attaque les différences pédagogiques seulement parce qu’on ne les connaît pas, sans s’y intéresser.
- On compare sans s’occuper des contraintes matérielles, techniques, pédagogiques…
- On compare en s’appuyant sur une seule méthode comme si elle avait « force de loi ».
- On prône une recette d’éducation soit disant issue du progrès sans tenir compte des enfants et de leurs différences, les capacités et vitesse d’apprentissage de chacun, les méthodes qui ont fonctionnées par le passé… Comme si la diversité n’existait pas.
- On refuse et efface en haut lieu tous conseils de chercheurs et spécialistes qui étudiaient chaque « question » et proposaient des idées pour améliorer.
- On s’en prend aux classes uniques pour toutes ces raisons, en nous donnant de fausses informations (les élèves ne peuvent apprendre correctement vu leurs différences d’âge, les instits ne veulent pas travailler dans ces structures, c’est trop lourd pédagogiquement… et j’en passe…). Tout cela est fallacieux.
Mais ce qui dérange le plus là dedans, c’est la différence et le manque de possibilité de juger le fonctionnement de ces classes par la quantité.
Nous sommes dans une société de consommation, qui prône les bienfaits de la ville. Et la qualité de vie est vue qu’au travers du progrès industriel en oubliant que nous sommes tous différents et qu’il faut des contraires pour que le monde existe (le jour est lumière que si la nuit existe…)

Il nous faut donc organiser une cellule de crise qui aurait donc plusieurs volets
- Il est évident pour tous que travailler sur les manifestations c’est super. Mais il nous faut pour cela organiser… des réunions avec les différentes ape pour voir ce que l’on fait en manifestation, trouver des idées nouvelles pour se faire voir… Les listes de diffusion permettent le relais mais il faut, je pense que les représentants de chaque ape se rencontrent de temps à autre pour que le débat soit actif et en direct, pour que nous sentions tous l’énergie qui nous anime et que cette énergie puisse nous soutenir dans les moments de découragement…
- Je pense qu’il est essentiel de faire en plus d’autres réunions inter-ape pour organiser un travail de fond. Je suis en train de mon côté de recenser et étudier les articles, rapports gouvernementaux, études, … concernant l’école rurale, la classe unique, l’éducation… en vue de réaliser un dossier défendant les valeurs qui sont les nôtres… Le travail est colossal donc il va me falloir de l’aide… Il y a plein de dossiers à lire, trier, classer…. rechercher…, et pas seulement dans l’urgence des fermetures programmées… C’est l’école rurale qu’il faut protéger… Bouger les mentalités, informer de ce qu’est la réalité, faire la peau des préjugés……. C’est là qu’on va trouver les énergies et arguments à rétorquer… Je pense qu’il est essentiel d’être nombreux aussi dans ce second souffle…. et cela peut servir à tous.

voici quelques idées pour commencer le travail de fond….
- V
ous qui avez une expérience de la classe unique
Je suis persuadée qu’il faut constituer un dossier défendant la classe unique auprès de l’IA. Mme Contal (inspectrice de l’académie de la Vienne par intérim) est pleine de préjugé et ignorante de la réalité… Elle n’est sûrement pas la seule… A nous de les mettre au courant.
Je vous demande votre aide pour le constituer : articles, réflexions, expériences personnelles (enseignants, parents…), ce qui vous parait essentiel à y faire paraître…
Des Apes de notre région  sont déjà en  »branle ».
A nous de jouer.
En attendant de tous vous « rencontrer »…

- Regroupements, nous avons besoin de vous.
Vous serait-il possible de recueillir et de nous faire part de vos expériences.
Quels sont les avantages et inconvénients que vous avez constaté dans votre regroupement ? Pour vos enfants, pour vous les parents, pour votre commune, pour les élus, pour les instits ?
Pouvez-vous recueillir des données financières et techniques auprès de vos élus quant à la charge du regroupement pour chaque commune ?
Merci de votre aide.

- Avis aux structures moyennes.
Votre position est difficile puisque vous n’avez pas la « sécurité des postes » qu’ont les grosses écoles avec beaucoup d’élèves ou en ZEP, mais vous n’avez pas non plus la particularité d’une classe unique ou d’une très petite structure ! Vous êtes coincés entre les 2 et vous avez parfois le sentiment que vos difficultés « existentielles » sont un peu oubliées !
Nous avons tous des particularités, des avantages et des inconvénients et c’est pour cela qu’il faut se battre ! Pouvez-vous nous faire un bilan de vos difficultés, de vos avantages ?…
Vos idées sont les bienvenues…

Sachez que la proposition est valable pour toute l’école rurale….
Le but du jeu est de créer le trouble et de jeter une petite pierre dans l’engrenage… La goutte d’eau qui va faire déborder le vase…

Pour ce qui est des documents dont je parlais tout à l’heure
- pour l’instant, j’ai parcouru les sites officiels et commencé à recencer les rapports gouvernementaux et docs officiels, études… Tout ce qui peuvent être intéressants pour notre mouvement et j’en ai fait une liste… Je n’ai eu le temps d’en lire que quelques uns mais la liste circule parmi les parents d’élèves de la Vienne (86)… pour éplucher les docs et relever les passages qui sont intéressants.
Il reste encore beaucoup de rapports à rechercher… et je m’y emploie…. mais c’est un peu long… Il reste aussi à organiser le dépouillement des docs et les comptes rendus de ceux qui ont été lu, car pour l’instant rien n’est fait de ce côté là… Si vous voulez faire parti de ce travail…
Ces documents peuvent porter sur : la vie des élèves, les conditions, la classe unique ou le multiâge, les regroupements, les écoles rurales, la place des parents, l’école primaire, l’école élémentaire, la pédagogie, les lieux d’enseignement… et la liste n’est pas exaustive..
L’objectif est de recueillir des infos, passages pouvant nous servir pour appuyer l’un ou l’autre de nos propos. de trouver des nouvelles « idées », arguments auquels on n’auraient pas pensé… et de donner toujours les références des pages en question pour que nous puissons tous relire les dits passages, pour que nous ayons pas besoin de rechercher ceux-ci pour les introduire dans les dossiers que l’on va constituer…

Valérie Favre
Vice -présidente de La Puye (86)
en attendant d’avoir un blog pour ce travail
se propose de récolter les rapports et textes
pour un travail de fond pour la défense de l’école rurale et classe unique
lolamaie@free.fr ou lolamalival@gmail.com

Exprimez-vous et soutenez les petites écoles publiques multiâges et de proximité

11 avril 2008

SIGNEZ CES PETITIONS, PARTICIPEZ AUX FORUMS :

 

==> Pour un observatoire des classes uniques:
Pétition: http://marelle.org/petitions/
Forum: http://www.rue89.com/classes-uniques

 

 

 

==> Pour l’abrogation de l’article 89-financement de l’école privée:
Pétition:http://ecoledeproximite.lautre.net/petition
& => Pour un débat sur les rapports public-privé:
FORUM: http://democratielocale.wordpress.com/2008/02/04/lecole-service-public-de-proximite/
– Extraits vidéos et synthèse 29/1/08: http://ecoledeproximite.lautre.net/Synth29janv08.pdf
- Débat intégral 29/1/08: http://www.activeprod.net/ecoleproximite/
- Synth 18/10/06: http://ecoledeproximite.lautre.net/Synthese18ot06.pdf
- Débats-information Education et Territoires: http://ecoledeproximite.lautre.net/salon

 

 

 

==>(Finistère) Pour la sauvegarde des écoles publiques (cpsep29@gmail.com ): http://groups.google.fr/group/cpsep29/sub?s=mOyGrggAAAAN8IxQJGe_gUFYljkqlFF-&hl=fr

 

 

==> (Gard) Pour la sauvegarde de l’école à classe unique de l’Espérou: http://www.ecole-montagne-esperou.org/spip.php?page=forum-news

 

==> (Vienne) Pour l’école de proximité dans la Vienne: http://www.mesopinions.com/Pour-l-ecole-de-proximite-dans-la-Vienne-petition-petitions-d85aa16eb6fcb5f270c2700c065a0c5d.html

 

==> (Pyrénées Or) Pour l’école de proximité en Cerdagne Capcir Conflent : http://sauvonsnosclasses.bloguez.com/sauvonsnosclasses/351277/SIGNEZ-LA-PETITION

Mouvement de 14 avril

10 avril 2008

tract14avril.jpg

Lundi 14 avril 2008 au car (centre d’animation régional) de Montmorillon à 17h se tiendra une réunion de la communauté de commune du montmorillonnais.

Nous aussi, nous serrons présents afin de distribuer ce tract  aux maires et autres personnes invités à cette réunion(que nous ne souhaitons pas perturber).                             

Rendez-vous lundi à partir de 16h30

“Une école, un village”

Jean Michel Clément Député de la 3ème circonscription de la Vienne

10 avril 2008

 

Jean-Michel CLEMENT

Député de la Vienne

A Mesdames et Messieurs les Maires

 

Aux parents d’élèves et enseignants

A Gençay, le 3 avril 2008

Mesdames, Messieurs,

Comme vous le savez nous sommes tous mobilisés, élus, parents et enseignants pour la défense de la carte scolaire.

Les initiatives se multiplient pour infléchir des décisions, qui, si elles étaient maintenues porteraient gravement atteintes à l’école rurale et au service public de l’enseignement, qu’elle représente dans nos villages.

Plusieurs actions ont été envisagées pour assurer la défense de l’école rurale lors de l’assemblée générale du réseau Vienne – Gartempe le 1er avril à Persac.

Pour ce qui me concerne, je me suis engagé à interpeller le Gouvernement lors des questions d’actualité et à réunir les maires pour aborder dans la sérénité cette question essentielle à notre avenir.

Je viens d’adresser ce jour un courrier à Monsieur le Sous Préfet et à Madame l’Inspectrice de circonscription pour les informer de l’initiative que je prends et leur demander s’ils souhaitent être à mes côtés pour l’organiser.

Par ailleurs, hier mercredi une question concernant la réduction des effectifs dans l’éducation nationale a été posée par ma collègue Laurence DUMONT, je vous joins en copie celle-ci et la réponse de Monsieur DARCOS, Ministre de l’Education Nationale.

J’ai pris contact avec le vice président du groupe pour revenir à mon tour sur cette question dans les quinze jours qui viennent. J’aurai très certainement besoin d’informations plus précises pour formuler ma question et l’identifier plus particulièrement aux problèmes du monde rural.

Merci par avance de vos contributions respectives.

Jean-Michel CLEMENT

Député de la Vienne

 

Maire de Mauprévoir


ÉDUCATION NATIONALE

Mme Laurence Dumont – Avec 11 200 postes supprimés à la prochaine rentrée, succédant aux 7 000 supprimés en septembre dernier, l’éducation nationale paie le plus lourd tribut à la réduction des effectifs de la fonction publique, que vous avez programmée par pure idéologie (Exclamations sur les bancs du groupe UMP) – et ce, alors même que le Président de la République affirme souhaiter rendre le système éducatif plus efficace et que de nouveaux programmes, contestés et contestables, tant sur le fond que sur la méthode de leur élaboration, comportent des éléments nouveaux, et qu’est supprimée l’école le samedi. En réalité, la disparition de ces 11 200 postes entraînera une dégradation des conditions de travail des enseignants et crée une incertitude réelle sur la capacité des établissements à assurer les cours. Comment pourront-ils gérer la pénurie, si ce n’est en supprimant des options et des cours de soutien ? En réalité, ce sont nos enfants qui feront les frais de ces suppressions de postes avec des classes surchargées et des professeurs non remplacés en cas de maladie.

Monsieur le ministre, cessez cette gestion purement comptable de l’éducation nationale. Derrière les postes dont vous parlez sans cesse, il y a des hommes et des femmes qui exercent quotidiennement devant nos enfants. Vous pouvez être obsédé par le leitmotiv de la réduction des effectifs de la fonction publique, mais vous n’avez pas le droit d’hypothéquer l’avenir de nos enfants. Dans le pays, partout, la colère gronde… Enseignants, parents d’élèves, élus, tous sont mobilisés et s’inquiètent, à juste titre, des réformes en cours. Dans ma seule circonscription, pas moins de trente postes seront supprimés à la prochaine rentrée, dont six dans le primaire, si vous ne lâchez pas du lest. Dans mon département, le Calvados, ce sont quelque mille postes qui ont été supprimés depuis cinq ans dans le secondaire.

Mes deux questions sont simples. Combien de temps encore existera-t-il un service public de qualité de l’enseignement dans notre pays ? Le cadeau fiscal de 15 milliards fait l’été dernier aux plus aisés (Exclamations sur les bancs du groupe UMP) vaut-il le sacrifice de l’éducation de nos enfants ? (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe SRC et du groupe GDR)

M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale Puisque vous nous taxez d’idéologie, puis-je vous rappeler qu’en vingt ans, le premier degré a perdu 200 000 élèves dans le même temps que l’on y a créé 12 000 emplois, et le second degré 145 000 élèves sans que le taux d’encadrement pédagogique y ait été réduit ? Il ne faut certes pas supprimer les emplois quand ils sont nécessaires. Pour autant, ces créations de postes successives ont-elles amélioré la performance éducative de notre pays ? La réponse est non.

« Puisque l’école primaire va mal, créez des postes », me dites-vous. Je vous réponds : non, plutôt que de créer des postes, il faut réformer l’encadrement pédagogique, assurer des études surveillées et des stages pour les élèves en difficulté, obliger les enseignants à consacrer une part de leur service aux élèves en situation d’échec scolaire. Voilà la réforme (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP).

Vous réclamez de même des postes pour les lycées professionnels. Là encore, je vous réponds non. Donnons plutôt aux baccalauréats professionnels la même utilité que les baccalauréats généraux, généralisons l’alternance, formons différemment. Voilà la réforme (Mêmes mouvements).

Pour ce qui est de l’école primaire, comment se fait-il qu’en vingt ans, nous ayons perdu dix places dans les classements internationaux de résultats ? Comment se fait-il qu’un élève sur deux, à l’entrée en sixième, ne sache pas écrire l’adverbe « certainement » ? Comment se fait-il que nous soyons classés parmi les cinq derniers dans certains classements ? Ce n’est pas avec des postes que l’on remédiera à cette situation, mais par la réforme, toujours la réforme, encore la réforme de notre système éducatif ! (Applaudissements prolongés sur les bancs du groupe UMP, dont de nombreux membres se lèvent, exclamations sur les bancs du groupe SRC et du groupe GDR)

les propositions de l’IA du Gard…

10 avril 2008

« Instruisez vos enfants chez vous (en ne vous rassemblant qu’à raison de deux familles au maximum);  nous allons réfléchir à l’organisation d’un RPI……….à la rentrée 2008″

cf: http://www.ecole-montagne-esperou.org/
et http://www.ecole-montagne-esperou.org/spip.php?article1

édito 23 sept 2007, Christelle (organisation de la classe sauvage animée par une institutrice à la retraite en attendant que l’école rouvre):

< Ils nous ont expliqué les dangers que couraient nos enfants dans cette situation ; par exemple, on peut envisager une chute dans l’escalier...
Sur ce point, nous estimons moins dangereux de risquer une chute dans l’escalier plutôt que dans un ravin...

D’autre part, ils nous ont appris que nous pouvions être considérés comme une secte, (et par conséquent allions être signalés au procureur de la République), attendu qu’ils avaient constaté que nos enfants étaient réunis, alors que nous ne devrions nous rassembler qu’à raison de deux familles au maximum.

J’ignore dans quelle mesure les propos tenus doivent être pris au sérieux. On nous accuse sans cesse d’illégalité ; Est-ce légal de pénétrer dans un local communal sans prévenir la mairie, afin d’impressionner les enfants et les adultes s’occupant d’eux ?
Peut-être était-ce une simple visite de courtoisie, dans le but de nouer un dialogue et de trouver une solution. Nous l’espérons.

Bêtisier de l’IA et Contre-argumentaire

8 avril 2008

Ci-après 2 réactions au discours type d’un IA :
http://coordecolesruralesvienne.unblog.fr/files/2008/04/nr10.jpg

 

Au chapître du Bêtisier d’un IA, voir aussi :

- « L’école à domicile », alternative à laquelle l’IA du Gard renvoie impunément les parents!!

(…)

 

Ne manquez d’apporter vos contributions et de proposer d’autres thèmes à ce catalogue

===================================

Madame l’Inspectrice d’Académie,

Permettez-moi de réagir à vos propos rapportés par la journaliste de la NR dans l’édition du 6 avril:

- les évaluations en CE2 et en 6ème ont jusqu’à présent montré que les résultats en classe à cours multiples (la majorité donc des classes en milieux ruraux) étaient au moins égaux voir supérieurs à ceux des autres (Françoise Oeuvrard, direction de l’évaluation et de la prospective de l’éducation nationale; Pierre Champollion, co-fondateur de l’observatoire national de l’école rurale et inspecteur d’académie…). Si vous avez connaissance d’autres éléments contradictoires, il est de votre devoir de les livrer au grand public. J’attends donc avec impatience les références des travaux qui vous permettent une telle assertion.

- vous citez le turn-over des enseignants sur ces postes, que je ne peux quant à moi constater sur les deux classes uniques -sur les 3 ou 4 existantes encore aujourd’hui dans la Vienne- que je connais le mieux: La Puye 4 enseignants en 28 ans, Moussac 2 enseignants en 30 ans! Ce turn-over qu’on constate alors aussi dans les classes urbaines difficiles n’est pas pour autant un argument pour leurs suppressions? Dans ce cas, on trouve normal de rechercher des solutions (rémunérations plus importante, avantages dans l’avancement sont des pistes citées par exemple); dans l’autre, on condamne la structure elle-même. De plus, au moins sur le poste de Moussac, je sais qu’il y avait au moins un nom d’enseignant volontaire à vous proposer et pas seulement pour une année.

- vous avancez le RPI comme une panacée universelle… Pour qui? Pour les parents qui ont du mal à s’emparer de cette structure RPI parce qu’éclatée, éloignée de leur quotidien pour le plus grand nombre des années de scolarité de leurs enfants? Pour les enfants qu’on trimbale dès l’âge de 3 ans dans des bus inconfortables, allongeant quelquefois d’un tiers le temps scolaire? Pour des enseignants, qui sont autant isolés que dans une classe unique comme vous les décrivez? D’ailleurs à ce propos, je constate que les enseignants des classes uniques que vous supprimez cette année, Luchapt et Moussac, travaillent en équipe avec d’autres écoles, souvent dans des temps bénévoles d’ailleurs, depuis de nombreuses années, au sein de RERVG; davantage que certains maîtres de certaines écoles ou de certains RPI dont vous faites la promotion…

- vous définissez le nombre pour faire un groupe, le nombre pour faire émulation mais il s’agit là de vos représentations pour lesquels vous ne présentez aucun étayage. Permettez-moi de défendre une autre représentation, appuyée par mon vécu de père sur une période de 20 ans: mes 4 enfants qui ont tous fréquenté, de manière très échelonnée, la classe unique, ont beaucoup profité de la coopération entre les âges: cela ne vaut-il pas l’émulation dont vous parlez qui serait selon vos dires l’apanage d’enfants de même âge, ce qui me fait penser davantage à de la compétition qui ne dit pas son nom? Ils ont aussi beaucoup travaillé avec d’autres enfants de même âge à travers les activités du RERVG et les outils utilisés (depuis la télématique jusqu’à internet aujourd’hui) sans supporter le bruit, l’agitation, les conflits liés à la permanence du trop grand nombre d’interactions assumables pour leurs âges. Partout, dans les pays où les écoles réussissent le mieux (enquète PISA et PIRLS), dans la formation pour adultes, on vante les atouts des petits groupes de travail qui se confrontent au collectif ou au plus grand groupe lors des socialisations de leurs savoirs, de leurs recherches, de leurs croyances même. C’est ce qu’ils ont vécu grâce à ce réseau pédagogique. Cette habitude leur est restée et a toujours été remarquée de manière positive dans leur scolarité postérieure.

Je pense que le débat serait plus clair si la représentante de l’état que vous êtes disait très simplement que les suppressions de postes ne le sont que pour faire réaliser des économies à l’état. Il aurait le mérite de placer les choses à leur place. Ce pourrait être aussi une position alors bien plus défendable que celle qui est tenue aujourd’hui.

Cette dernière remarque à visée strictement économique m’a déjà fait suggérer à des contribulables bien naturellement sensibles à cette baisse de charge d’étudier si elle n’était pas plutôt un transfert qu’une réelle diminution car le surcoût des transports nécessaires, des équipements en sus qui seront peut-être à créer dans des lieux quand ils existent ailleurs (je pense par exemple aux structures maternelle) devra bien être réglé non plus par l’état certes, mais par les collectivités locales. Dans tous les cas, il s’agit d’argent public, de celui qui vient de nos poches à tous, qu’il soit destiné à l’état, au conseil général, à la commune…

Enfin, si je m’adresse à vous en tant qu’ancien parent d’élèves (mes enfants sont à l’université aujourd’hui) et actuel parent d’élève (j’ai un enfant en grande section) de classe unique, je n’en ai pas moins été enseignant aussi en classe unique pendant 18 ans et élu local lors des 7 dernières années. Je crois donc pouvoir parler de la place de tous les acteurs de l’école à classe unique et pouvoir ainsi prétendre à une crédibilité qui en vaut bien d’autres…

En vous remerciant d’avoir bien voulu prêter attention à mes remarques et en attendant d’être convaincu par vos réponses, respectueusement, un parent d’élèves de classe unique

Frédéric GAUTREAU, enseignant à Sillars
http://coordecolesruralesvienne.unblog.fr

http://alecole.educ.cg86.fr/sites/rervg/

========================================================

Dans son interview, elle parle de RPI comme solution…
En Loir-et-Cher, plus de classe unique, tous les villages sont en RPI à
part ceux qui ont pu garder 3 classes ou ceux qui n’ont carrément plus
d’école… et pourtant, les classes ferment en milieu rural et
l’administration a le même discours: les petites écoles en milieu rural
leur posent problème… les postes sont fuis et il y a un énorme
« turn-over » de jeunes enseignants.
Pourtant, nous savons qu’il est possible de réussir et d’être heureux en
milieu rural… mais se sont-ils jamais intéressés à ces écoles?
Qu’ont-ils introduit dans la formation initiale qui sorte de ces écoles?

Non, le RPI n’est pas une solution, c’est un moyen de fermer plus de
classes à terme en mutualisant les moyens. C’est de la « rationalisation »
sur le dos des populations.

Résistez… Résistons!

*****
Philippe Wain, Cycle 3, Bauzy (41)

 

Dessin de Cabu

8 avril 2008

 

sur: http://ecoledeproximite.lautre.net

Dessins sur le site d’Ecole et Territoire

8 avril 2008

en page d’accueil:  http://pagesperso-orange.fr/ecole.et.territoire/

 

et sur:  http://pagesperso-orange.fr/ecole.et.territoire/DESSIN.HTML

12